Poussées Silencieuses

Christine Maigne
Xiao Jun Song

VERNISSAGE : Jeudi 13 mars 2025 à 18h

EXPOSITION : Du jeudi 13 mars 2025 au samedi 10 mai 2025

Christine Maigne et Xiaojun Song nous révèlent dans cette exposition un ensemble d’œuvres où se déploient des éléments organiques subtils dans un univers de blancheur.
Chez Christine, ce sont de petites pousses sombres et élémentaires qui émergent en volume d’un milieu feutré et blanc. XiaoJun, quant à elle, peint de minutieux tracés fluides et ondulants inspirant la méditation.
Le point de départ est silencieux, les points et les lignes se déploient lentement sur la page blanche, semblant dépourvus de direction précise, mais porteurs d’un ordre intérieur implicite. Ils s’étendent vers l’extérieur avec une lenteur extrême, presque méditative, comme attirés par une force invisible, la force de l’âme. Ils sont à la fois abstraits et imprégnés d’un sentiment de vie indéniable. Au fil du temps, ces entités vivantes se rapprochent peu à peu. Elles s’entrelacent, se séparent, et dans ce silence, elles font apparaître la nouveauté, l'inattendu.
Une belle harmonie du vivant se dégage de cette exposition blanche et mouvante

https://vimeo.com/1070256376

Xiao Jun Song , Méditation 47, 2024-2025, Pigments de peinture chinoise sur papier Xuan, 120 x 160 cm

Christine Maigne, Grande touffe 2 C100, 2020, Volumes et dessin sur papier bristol sous verre dépoli extra-clair, 104 x 104 x 5,3 cm

« Christine Maigne et Xiaojun Song explorent, dans leur exposition à la galerie Françoise Besson, l’espace mystérieux des énergies inconnues du blanc et ses « poussées silencieuses ». Les deux artistes, bien que d’origines géographiquement éloignées, se reconnaissent dans une pensée blanche qui plonge ses racines entre les premiers signes de l’écriture et du geste (Xiaojun Song) et l’élémentaire du vivant (Christine Maigne). Chaque point et chaque ligne que les artistes fixent sur la surface sont comme des révélateurs de la dynamique interne du blanc : ils sont l’écho d’une tension qui a perdu sa source mais conserve son inspiration. Le processus de création semble suivre un chemin qui traverse la surface selon une règle cachée et en perpétuel mouvement. Cette conception du blanc sous-tend le titre de l’exposition: «Poussées silencieuses».
La dispersion d’éléments organiques en croissance de Christine Maigne et les lignes fluides de Xiaojun Song, disposées dans une métrique aérienne, inscrites dans le temps d'un éternel présent, sont un unicum indissoluble des différents états d'un même discours sur et du Blanc. De l'aura du blanc surgissent les perceptions des poussées spatiales et leur devenir pour atteindre un centre de gravité commun. Le blanc et les formes qui s’y déploient sont les extrêmes de l'espace créatif dont les artistes sont spectatrices et autrices: elles se découvrent dans une dynamique du présent. Elles sont détentrices d'une pensée sur l'invisible, sur son énergie qu’elles veulent transcrire en suivant leur carte mentale, révélant que l'aventure théorique et l'aventure poétique sont inséparables.
Christine Maigne et Song Xiaojun s’inscrivent dans la transmigration du blanc, de son rythme dans l’idée de temps et de l’espace de la pensée. Les “poussées silencieuses” du blanc stimulent la perception, les ponctuations et les lignes révèlent l’au-delà du blanc. »

Extrait de texte de Vittoria Biasi, Janvier 2025.
Vittoria Biasi vit à Rome, elle est historienne de l’art contemporain, critique d’art et commissaire d’exposition.

Xiao Jun Song, Méditation Mo, pigments de peinture chinoise sur papier Xuan, 59 × 38 cm

Xiao Jun Song, Méditation blanc n°9, 2022, 39 × 50 cm

Christine Maigne, Presque blanc C30, 2025, Dessin sur papier bristol sous verre dépoli extra-clair, 32 x 32 x 4 cm

Christine Maigne, Points noirs 6 C65, 2014, Volumes et dessin sur papier bristol sous verre dépoli extra-clair, 68 x 68 x 4,5 cm

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