La fidélité des rythmes

Lise Dua & Yveline Loiseur


en résonance à la Biennale d’Art Contemporain de Lyon

15 septembre - 19 novembre 2022

La Fidélité des rythmes(1)

Yveline Loiseur et Lise Dua invitent à une traversée des âges de la vie ; elles s’interrogent sur la temporalité au sein de nos existences et sur les cycles qui la ponctuent. De l’enfance à l’âge adulte, les êtres représentés ici sont pris dans une danse et des jeux qui les animent et les transforment.

Attachée depuis de nombreuses années à la description de la vie collective, Yveline Loiseur renoue les fils du temps dans un poème autour de la vieillesse. Dans les vacillements brillants de la mémoire et l’embrasement du crépuscule cher aux romantiques allemands, elle met en scène les figures du passage, du seuil et de l’attente. Installés sur les rivages des songes, à la lisière des ténèbres et de la lumière, les personnages de L’heure défleurie(2) composent les apparitions fragiles d’un monde qui s’évanouit dans le silence et où résonne l’inflexion des voix chères qui se sont tues(3).

Lise Dua, avec Les loyautés, s’est penchée sur les photographies qui composent nos albums de famille. Au sein de ces images elle a prélevé des fragments qui sont devenus autonomes puis a composé des diptyques qui mettent en relation deux corps d'une même famille à travers les années. Entre le noir et blanc et la couleur, le passé et le présent, ces photographies nous questionnent sur la transmission d’une génération à l’autre, sur ce qui nous lie ou nous sépare au fil des ans. La multiplicité des vécus se retrouve fusionnée en un seul corps qui traverse les époques et les individus : le corps familial. Dans ce corpus d'images existent aussi des photographies solitaires, qui en elles seules condensent l'inconscient de nos relations familiales. La photographie a su saisir, à ce moment-là, l'apparition de nos loyautés : pactes scellés d'un individu à un autre ou renoncement des corps à exprimer leur individualité.

À la croisée des histoires, des expériences et des filiations, le corps est le lieu où s’inscrivent notre fragilité et notre résistance. Entre souvenirs de scènes et recompositions, Yveline Loiseur et Lise Dua déploient leurs images, empreintes de poésie, au sein de la petite galerie.

1 Gaston Bachelard, Dialectique de la durée, 1936
2 Paul Celan, Pavot et mémoire, 1952
3 Paul Verlaine, Poèmes saturniens, 1866

VERNISSAGE
le jeudi 15 septembre à partir de 18h
Nocturne
“osez les galeries” jusqu’à 22h

RENCONTRES
Signature des éditions — le mercredi 12 octobre à partir de 18h30
Présence de Yveline Loiseur à la galerie — le samedi 8 octobre
Présence de Lise Dua à la galerie — le samedi 1er octobre

FINISSAGE
le samedi 19 novembre 2022 à partir de 15h
Présence d’Yveline Loiseur et Lise Dua

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